Les édulcorants ne représentent aucun risque pour les enfants

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Déclaration de l’ISA en réponse à un nouveau rapport scientifique de Lott et al.

Bruxelles, le 19 septembre 2019 : En réponse au nouveau rapport technico-scientifique élaboré par Lott et al., relatif aux recommandations de Consommation de boissons saines durant la petite enfance1, l’Association internationale des édulcorants (ISA) souhaiterait signaler que la totalité des édulcorants approuvés ne représente aucun risque ni pour les enfants, ni pour les adultes, comme le confirment continuellement les organismes internationaux de réglementation.2,3,4

Les édulcorants figurent parmi les ingrédients qui font l’objet d’études les plus approfondies au monde. Tous les édulcorants approuvés ont été soumis à une rigoureuse évaluation de sécurité par les agences de sécurité alimentaire du monde entier, telles que le Comité mixte d’experts sur les additifs alimentaires (JECFA) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui ont confirmé à maintes reprises leur sécurité, et ce, en accord avec les nombreuses preuves scientifiques disponibles. Les experts en évaluation des risques des agences de sécurité alimentaire établissent une dose journalière admissible (DJA) des édulcorants qui ont été approuvés. Celle-ci représente la quantité journalière qu’une personne peut consommer en sécurité, tout au long de sa vie et sans le moindre risque pour la santé.

Des études effectuées à l’échelle mondiale confirment que la consommation des édulcorants chez la population générale est nettement inférieure à la dose journalière admissible (DJA) de chaque édulcorant, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Les agences de sécurité alimentaire contrôlent régulièrement l’ingestion de tous les additifs alimentaires, y compris celle des édulcorants qui ont été approuvés, afin de s’assurer que la consommation réelle de chaque édulcorant répond aux niveaux fixés par la DJA. Par exemple, l’EFSA procède actuellement à une réévaluation de l’ensemble des édulcorants approuvés avant 2009, dans le but de garantir l’évaluation continue de leur sécurité sur la base des dernières recherches disponibles.

À l’heure où l’obésité et les maladies non transmissibles constituent encore des défis mondiaux importants en matière de santé, et que les autorités de santé publique encouragent les fabricants alimentaires à remplacer le sucre et à réduire l’apport calorique de leurs produits en vue de leurs objectifs de reformulation, il est primordial de fournir à l’opinion publique des informations fiables et fondées sur des données scientifiques, relatives à la sécurité et à l’utilité des édulcorants, qui reçoivent l’appui des autorités de sécurité alimentaire et des organisations internationales de santé.5,6

Toutefois, il est important de souligner qu’au sein de l’Union européenne, l’utilisation des édulcorants dans les aliments destinés aux bébés et aux enfants de moins de trois ans n’est généralement pas approuvée, comme c’est le cas de tout autre additif alimentaire. D’ailleurs, il est fondamental d’assurer un apport calorique suffisant pour le développement des enfants, de sorte que choisir une grande variété d’aliments nutritifs en quantité adéquate leur permettra de se développer et d’avoir un poids sain.

Les édulcorants utilisés dans les aliments, les boissons et les édulcorants de table peuvent offrir à toutes les personnes, y compris aux enfants, une grande variété de saveurs sucrées avec peu de calories ou sans calories et peuvent par conséquent être un moyen utile, s’ils sont utilisés à la place du sucre et s’ils font partie d’une alimentation équilibrée, pour réduire l’apport global en sucres et en calories, ainsi que pour contrôler les niveaux du glucose dans le sang. De plus, les édulcorants à faible teneur en calories ne sont pas cariogènes, ce qui signifie qu’ils ne contribuent pas à la formation de la carie dentaire.

  1. Lott M, Callahan E, Welker Duffy E, Story M, Daniels S. Healthy Beverage Consumption in Early Childhood: Recommendations from Key National Health and Nutrition Organizations. Technical Scientific Report. Durham, NC: Healthy Eating Research, 2019. Available at http://healthyeatingresearch.org
  2. http://www.fao.org/food/food-safety-quality/scientific-advice/jecfa/en/
  3. https://www.fda.gov/food/food-additives-petitions/high-intensity-sweeteners
  4. http://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/sweeteners
  5. Martyn D, Darch M, Roberts A, Lee HY, Tian TY, Kaburagi N, Belmar P. Low-/No-Calorie Sweeteners: A Review of Global Intakes. Nutrients 2018; 10(3): 357
  6. Renwick AG. The intake of intense sweeteners – an update review. Food Addit Contam 2006 Apr; 23: 327-38