La consommation de boisson sucrée, mais pas la consommation de soda est positivement associée à la progression de la résistance à l’insuline et du diabète pré-diabétique

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Auteur(s): Ma J, Jacques PF, Meigs JB, Fox CS, Rogers GT, Smith CE, Hruby A, Saltzman E and McKeown NM
Nom de la publication : Journal of Nutrition, November 9, 2016, doi: 10.3945/ jn.116.234047
Année de publication : 2016

Extrait

Contexte : Des études préalables ont montré une relation incohérente entre la consommation habituelle de boisson et la résistance à l’insuline et le prediabète.

Objectif : L’objectif de cette étude était de tester l’hypothèse selon laquelle la consommation de boissons sucrées avec du sucre (SSB), plutôt que des boissons diététiques, est associée à une progression à long terme de la résistance à l’insuline et au développement du prédiabète.

Méthodes : Nous avons analysé l’association prospective entre la consommation moyenne cumulée de SSB ou de boissons diététiques et l’incidence de prédiabète (n=1685) illustrée sur une médiane de 14 ans de suivi chez les participants [moyenne ± de l’âge SD : 51,9 ± 9,2 ans ; 59,6 % femmes; Moyenne ± indice de masse corporelle SD (IMC, kg/m2) : 26,3 ± 4,4] de la cohorte Framingham Offspring. L’association prospective entre la consommation de boissons et le changement dans l’évaluation de la résistance à l’insuline (HOMA-IR; n=2076) par l’évaluation de la résistance à l’insuline par homéostasie sur une période de 7 ans a également été analysée. La consommation moyenne cumulée de SSB et de boissons diététiques a été estimée en utilisant des questionnaires sur les fréquences alimentaires. Des modèles de risques proportionnels Cox multi-variés et des modèles de régression linéaire ont été implémentés pour estimer les HR de l’incidence du prédiabète et de la modification de HOMA-IR, respectivement.

Résultats : Après ajustement pour plusieurs facteurs de confusion potentiels, incluant l’IMC de référence, nous avons observé que l’apport de SSB était associé positivement à l’incidence du prédiabète (tendance P < 0,001); les plus forts consommateurs SSB (> 3 portions/semaine, moyenne : 6 portions/semaine) avaient un risque de 46 % plus élevé de développer un prédiabète que les non-consommateurs de SSB (HR: 1,46; IC à 95 %: 1,16, 1,83). L’augmentation de l’apport de SSB a également été associée à une augmentation accrue de HOMA-IR (P-tendance=0,006). Aucune association prospective n’a été observée entre la consommation de boissons diététiques et le risque de prédiabetes (tendance P=0,24) ou les changements en HOMA-IR (tendance p=0,25). Ces associations étaient similaires après un ajustement supplémentaire pour modifications de l’IMC.

Conclusion : L’apport régulier de SSB, mais pas l’apport de boissons diététiques, est associé à une augmentation accrue de la résistance à l’insuline et à une augmentation du risque de développer un prédiabète chez un groupe d’adultes d’âge moyen.

Résumé

Cette étude d’observation a testé la relation entre la consommation de soda diététique à long terme et la résistance à l’insuline ainsi que le prediabète et a conclu qu’il n’y a pas d’association reliant l’apport à long terme de sodas au aux édulcorants à faible teneur en calories et la résistance à l’insuline ou le prediabète tel qu’estimé par l’HOMA-IR et l’incidence de prédiabetes, respectivement. Cette étude en raison de son caractère d’observation ne peut s’avérer conclue sur une relation de cause à effet (ou aucune relation de causalité dans ce cas), mais les auteurs notent que leurs résultats sont en accord avec un essai clinique randomisé mené chez 37 adultes chez qui aucun changement dans l’HOMA-IR, indice de résistance à l’insuline, a été observé après 10 semaines de consommation d’édulcorants à faible teneur en calories (Sorensen et al., 2005).

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